top of page

Comment sont imposés les dividendes ? Tout savoir sur le PFU et l’option au barème progressif

Dernière mise à jour : 8 févr. 2025


Les dividendes perçus par les personnes physiques en France sont soumis à une imposition spécifique. Depuis 2018, ils sont principalement imposés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, mais une option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu reste possible. Quels sont les avantages et les inconvénients de chaque régime ? Comment optimiser l’imposition de vos dividendes ? Faisons le point.



Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) : une imposition simplifiée à 30 %


Depuis l’entrée en vigueur de la réforme fiscale de 2018, les dividendes sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé "flat tax".


Comment fonctionne le PFU ?

Le PFU s’applique au taux global de 30 %, qui se décompose comme suit :

12,8 % d’impôt sur le revenu (IR)

17,2 % de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.)


📌 À noter :

Contrairement à l’ancien régime, l'application du PFU exclut l’abattement de 40 % sur les dividendes et ne permet pas la déduction d’une partie de la CSG.


Quels revenus sont concernés par le PFU ?

Le PFU s’applique à tous les revenus distribués par les sociétés :

  • Dividendes

  • Acomptes sur dividendes

  • Boni de liquidation

  • Distributions de réserves

  • Distributions qualifiées d’occultes lors d’un contrôle fiscal


Ce régime présente l’avantage d’une simplicité administrative et d’une fiscalité allégée pour les contribuables les plus imposés.


L’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu : une alternative intéressante ?


Les contribuables ont la possibilité d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR) à la place du PFU.


Pourquoi choisir cette option ?

  • Application d’un abattement de 40 % sur le montant brut des dividendes

  • Imputation de la CSG à hauteur de 6,8 % sur le revenu global imposable

  • Peut être avantageuse si votre taux marginal d’imposition (TMI) est inférieur à 30 %


Quelles sont les conditions ?

  • L’option doit être exercée au moment de la déclaration de revenus

  • Elle s’applique à l’ensemble des revenus du capital de l’année concernée

  • Ce choix est annuel et peut être modifié chaque année en fonction de votre situation fiscale


🔎 Exemple : Si votre TMI est de 11 % ou 0 %, l’imposition au barème progressif peut s’avérer plus intéressante que le PFU de 30 %.


Le prélèvement à la source : un acompte obligatoire


Quel que soit le mode d’imposition choisi (PFU ou barème progressif), les dividendes sont soumis à un prélèvement à la source opéré par l’établissement payeur :

  • 12,8 % d’acompte sur l’impôt sur le revenu

  • 17,2 % de prélèvements sociaux


📌 Possibilité d’exonération : Les contribuables dont le revenu fiscal de référence (N-2) est inférieur à :

✔️ 50 000 € pour une personne seule

✔️ 75 000 € pour un couple soumis à imposition commune


Peuvent demander une dispense de l’acompte de 12,8 %, à condition d’en faire la demande auprès de l’établissement payeur avant le 30 novembre de l’année précédente.


Quelle option choisir pour optimiser l’imposition de vos dividendes ?


💡 Vous êtes faiblement imposé (TMI de 11 % ou 0 %) ?➡️ Opter pour le barème progressif peut être avantageux grâce à l’abattement de 40 % et à la déduction partielle de la CSG.

💡 Vous êtes dans une tranche d’imposition élevée (30 %, 41 %, 45 %) ?➡️ Le PFU de 30 % est souvent plus intéressant pour limiter l’impact fiscal.

💡 Vous percevez d’importants dividendes chaque année ?➡️ Une étude fiscale personnalisée peut permettre d’optimiser la répartition entre rémunération et distribution de dividendes pour réduire votre imposition globale.


Faites-vous accompagner !

Le choix du régime d’imposition des dividendes dépend de nombreux paramètres fiscaux et patrimoniaux. Un mauvais choix peut entraîner un surcoût fiscal important !



Commentaires


bottom of page